Ça y est, le projet est en marche! Nous venons de nous faire adopter par une communauté shuar (anciens réducteurs de têtes appelés Jivaro). Nous vivrons durant les 2 prochains mois au sein de la communauté Paquisha. Elle se situe tout près de Palora (à 2h de Puyo) dans la campagne. La communauté est en réalité une famille (tante, oncle, neveux et nièces), ils sont environ 30 adultes et 100 enfants.. On vit dans des maisons en bois dépourvu de tout mobilier (excepté des lits). On vit avec le soleil et mange les légumes du potager (”Chacra” en shuar)
Pour le moment entre 8h et 12h30 nous donnons des cours d'anglais et d'informatique à l'école. Dans les prochains jours Karine va également travailler au dispensaire qui se situe à 5km.
Ah! La communauté nous a donné des noms shuars : Maxime est Sanchim et Karine s'appelle Suinkiur ; en l'honneur du couple fondateur de la communauté. Ces noms sont pour la vie, si nous allons dans une autre communauté shuar nous nous présentons sous ces noms..
18/07/2010
Nous sommes toujours à Paquisha. Les cours d'anglais pour les adultes commencent demain.. et vont s'enchainer les cours d'écologie, d'hygiène, de nutrition et de secourisme (pour ce qui est de Karine)
Maxime de son côté participe à l'agrandissement de la communauté (nouvelles maisons, nouvelles routes..)
Sinon cette semaine nous préparons la fête de Paquisha qui aura lieu le 22,23,24 et 25 juillet , durant ces 4 jours 4 autres communautés shuars sont invitées au village. On va manger du wanta, boire de la shisha, danser et faire des concours de sarbacane
Depuis la dernière fois nous sommes allé à la chasse et à la pêche:
En ce qui concerne la chasse, nous sommes partis à 3 sur une moto avec le chien et le fusil..direction le parc national de Sangay! après 40min de moto nous pénétrons dans la forêt épaisse à la machette. On a l'impression de s'enfoncer à l'arrache mais le shuar connait la forêt par coeur, il trace les animaux avec les emprunte et parle aux oiseaux.. Donc nous marchons plusieurs heures dans la forêt et le chien repère les terriers occupés par les wantas ou les tatous; une fois repéré c'est à nous de creuser à la main et à l'aide d´un pieu fabriqué sur place avec la fameuse machette. Un/une shuar ne sort jamais sans sa machette
Pour aller à la pêche, ce sont les femmes qui y vont. Après 1h de marche à travers les champs et la forêt, on récupère des racines de barbasca (un racine qui endore les poissons). Il faut une cinquantaine de racines de 1m de long pour pêcher dans une petite rivière. A la rivière, on écrase les racines avec des pierres pour que la sève se libère dans l'eau. Le produit agit au bout de 10 minutes durant 2heures. Donc après avoir libéré toute la sève on descend la rivière pour ramasser à coup de machette les poissons qui dorment.
Lundi 26 Juillet 2010
Lendemain de cuite.. viva la shisha… boisson alcoolisée à base de Yuka (sorte de magnoc).
La fête était géniale : concours de danses et costumes traditionnels, pentaclon shuar (le participant doit courir puis monter à main nue un arbre de 20m ensuite il coupe un rondin de bois à la hache, puis il tire à la sarbacane sur une cible et pour finir il doit s'enfiler un bol de shisha). Le soir on dansait reggaeton , batchata, cumbia et musique amazonienne shuar.
On en a pris plein les yeux et la dernière soirée était fort émouvante. En effet nous avons pris la décision de quitter Paquisha pour reprendre la route. Les adieux étaient humides…un de leur frère et une de leur soeur partaient.. mais ils reviendront
!VIVA PAQUISHA!