28 Août 2010
Du 31 décembre 2009 au 20 janvier 2010 : Transat'
Ça y est, on pourra dire qu'on a traversé l'océan à la voile!! Alors pour vous en dire un peu plus, nous sommes partis avec un skipper et son chien pour une aventure de 3 semaines au beau milieu d'un rêve bleu.
Après quelques jours d'adaptation nous avons appris à vivre dans un univers qui bouge en permanence. Tout est galère : aller aux toilettes, cuisiner, même dormir est un sport! Le rythme de vie est totalement bouleversé étant donné que nous passons 3h par nuit sur le pont pour surveiller le vent, le gréement et les autres bateaux.
Durant nos quarts nous sommes seul en compagnie des étoiles et comme lampe de chevet la lune. C'est à ce moment là que nous avons pu nous consacrer à l'étude des étoiles et la navigation astronomique ainsi qu'à la méditation. Durant ces heures nous étions en parfaite harmonie entre le ciel et l'océan. Heureusement nous avions également toute une collection de “Là-bas si j'y suis” et de livres de Moitessier
Le jour nous devions nous occuper de faire la cuisine et aider durant les manoeuvres. Nous avons également essayé de pêcher mais notre hameçon (qui était en réalité un ballon rose découpé pour ressembler à un calamars) n'a trompé qu'un seul thon : c'est déjà ça! Mmmmh c'était bon!!!
Autre anecdote, nous nous sommes (enfin Karine) baigné au beau milieu de l'océan avec 4000m d'eau sous les pieds…. oh les pétoches!!! :s
J'ai envie de parler de nos compagnons et amis durant ce voyage. L'océan a beau être un monde incroyablement peuplé, en étant à la surface de l'eau, seule les animaux souhaitant se montrer nous sont visibles. La vue d'un oiseau marin au milieu de ce désert ou d'un poisson volant est une visite inopinée; sans parler de l'émotion qu'on peut ressentir lors la visite d'une centaine de dauphins et d'une dizaine de baleines grises
Le plus difficile à bord reste le fait de vivre avec autrui dans un espace restreint sans avoir la possibilité de prendre du recule. Pour l'histoire, le capitaine était un ancien militaire et nous a fait comprendre qu'il avait la statut de Capitaine ici à bord! Oui mon capitaine!!!
Par contre nous n'avons pas eu de gros temps, une vitesse moyenne de de 5 noeuds et un vent autour de 15 noeuds. Les alizés étaient très au sud et pas très bien installées.
Durant la dernière semaine, la courroie entre la transmission de l' arbre sous-marin et la génératrice a lâche ce qui a eu pour conséquence une limitation extrême de notre consommation d'énergie : plus d'électricité (finit les lumières, le frigo) et nous étions obligé d'économiser le pilote automatique en prenant la barre toutes les 1h1/2 durant la journée durant 2 jours. Pour la suite nous devions recharger la batterie avec le moteur à gazole.
Nous sommes finalement arrivés en Martinique le 20 janvier à minuit, bien content de pouvoir fouler le sol et de retrouver notre liberté!